Si le thé m’était conté…

13 janvier 2012 dans Divers

Pour noël, j’ai reçu dans mes souliers, une très belle boite contenant plusieurs type de thé. Je suis une grande consommatrice de Darjeeling, thé vert et autres variétés de ce breuvage… mais quelles sont les vertus et autres bienfaits du Thé ?

Le thé est une boisson emblématique venue de Chine et importée en Europe à partir de 1606. Il fit les beaux jours de toutes les cours. Et oui, il était de bon ton de consommer du thé. Au fil du temps, cette coutume  gagna du terrain et conquis la bourgeoisie. A l’époque, on ignorait les mille vertus de cette boisson mais elle avait ses adeptes; accompagné de petits fours, on buvait le thé dans les salon, signe d’une appartenance à une certaine classe.

Une jolie légende raconte qu’un jour, un moine bouddhiste s’assoupit alors qu’il était en méditation. Fort mécontent d’avoir faillit à ses devoirs, il se coupa alors les paupières afin de ne plus jamais s’endormir. Là où ses paupières tombèrent, poussèrent les premières plantes de thé. On raconte que depuis lors, les moines boivent du thé pour éviter l’engourdissement et rester donc en éveil.

Il existe trois grandes périodes historique pour le thé :

Le thé bouilli   : de l’an 618 à l’an 907 (période classique, sous la dynastie Tang)

Pour faciliter son transport, le thé était confectionné en briques. Il s’agissait de thé compressé. Il suffisait alors d’émietter ces briques et de la faire bouillir. Le plus souvent, elles étaient aromatisées avec des épices ou des plantes. Ce type de thé est encore bu aujourd’hui par les moines Tibétains.

- Le thé battu (période romantique de l’an 960 à l’an 1279 sous la dynastie Song)

On réduisait le thé en poudre en le passant sous une meule, puis on le fouettait dans de l’eau chaude. Les Japonais qui découvrirent ce thé l’utilisèrent pour leur rituels de cérémonie et du reste, l’utilisent encore de nos jours.

- Le thé infusé (période naturaliste de L’an 1368 à l’an 1644 sous la dynastie Ming)

Le thé ne fut plus ni en brique, ni moulu mais utilisé dans son plus simple appareil. On fit infuser les feuilles en y versant un filet d’eau bouillante dessus. C’est ce procédé que nous utilisons encore de nos jours.

Ceux qui me connaissent savent que je prise ce breuvage qui m’accompagne toute la journée, mais au de là du goût cette boisson a des qualités incontestables.

Il contient du tannin, de la théine, des vitamines, du fluor et des flavonoïdes et une multitude de vitamines.

Le tanin est un anti-viral qui permet de lutter contre les bactéries et les virus. Il contribue à la régulation du flux sanguin, aide à diminuer le cholestérol et la glycémie. C’est aussi un anti-oxydant efficace contre les bactéries cancérigènes.

La théine renforce la tonicité cardiaque, stimule le système nerveux. Elle est un draineur efficace car très diurétique.

Les flavonoïdes quand à eux augmentent l’élasticité des vaisseaux sanguins et renforcent les parois musculaires.

Boire deux tasses de thé serait l’idéal pour désintoxiquer l’organisme, d’autant que l’on confère au thé des propriétés propre à évincer les toxines alimentaires et même celles commises par les abus de bonne chaire ou encore de boisson.

Le thé n’aura pas la prétention de vous guérir d’une maladie, mais il contribuera à conserver un bel équilibre que vous maintiendrez en buvant quelques tasses par jour et en ayant bien sur une hygiène de vie appropriée. Le thé est un remède préventif à lui tout seul mais il lui faut un petit coup de pouce de votre part.

Mais comment choisir son thé ? Il en existe bien des variétés et des goûts tous différents. Pour le néophyte, il est facile de se perdre dans la jungle du thé; je vais donc en quelques mots vous initier avec quelques indications qui faciliteront votre choix.

Le thé  noir fumé

Ce thé est tout d’abord torréfié. On utilise des grandes feuilles de souchong roulées et pressées qui seront ensuite mises dans des tonneaux en bois recouverts de tissus. Elles y resteront jusqu’à la fermentation, puis on renouvellera le procédé en roulant et pressant à nouveau les feuilles. Le thé sera de nouveau torréfié. Après ces deux préparations, le thé est mis dans des paniers en bambou au dessus d’un feu de racines d’épicéa ou de cyprès, c’est ce qui confère à ce thé un gout inimitable riche en parfums extrêmement délicat et très subtil.
Le thé noir fumé a ses amateurs. Il est plutôt conseillé de le boire en journée, pour accompagner un repas ou simplement pour le plaisir. Pour qui découvre le thé, je pense qu’il vaudra mieux en essayer un moins corsé au départ afin de vous familiariser avec cette boisson.

Le thé noir

Là encore il s’agit d’un thé obtenu par fermentation mais le procédé est moins long que pour le thé fumé. Sitôt la cueillette accomplie, on flétrit les feuilles qui sont ensuite étendues sur des claies ventilées pour quelles se déshydratent, ce qui prend 24h. Ensuite elles seront roulées pour libérer les sucs et les arômes, viendra ensuite la phase de fermentation qui requière un grand savoir-faire; trop fermenté il aura un goût brûlé et pas assez un goût de vert qui ne trouvera pas sa place pour ce type de thé. Durant cette phase d’oxydation, le thé prendra une couleur plus ou moins noir; plus il est foncé, plus il est riche en chlorophylle; si au contraire il est de couleur fauve voir d’un rouge profond, il n’en contiendra que très peu. Le thé passera en phase finale dans un dessiccateur, ce qui arrêtera la fermentation en l’asséchant, puis il sera tamisé et mis en boite. Entre toutes ces opérations il se sera écoulé 36h ce qui est un délai relativement court pour cette préparation.

Le thé vert

C’est le thé le plus brut et le plus naturel qu’il soit car contrairement au thé noir, il ne subit aucune transformation. Les feuilles sont flétries et séchées pour tuer les enzymes susceptibles de le faire fermenter. Vous trouverez ce thé aromatisé ou non. Il existe une foule de mélange avec des fruits, des baies ou des plantes, bref, il y en a pour tous les goûts. Le thé vert est le plus riche en antioxydants et le plus adapté pour les néophytes; il est en effet de goût moins prononcé et plus doux au palais.

Le thé blanc

Pour ce thé, on utilise presque essentiellement des bourgeons de thé. Le procédé de confection est similaire à celui du thé vert en un peu plus simple. Ce thé est très léger, de goût fleuri et il se boit surtout l’été en Asie pour se rafraîchir. Il ressemble un peu à une eau légèrement aromatisée.

Le thé jaune dit impérial

Ce thé définit un très grand cru rare et je dirais presque introuvable. Ce thé est fabriqué un peu comme le thé noir mais l’on raccourcit les phases afin de lui conserver le maximum de ses propriétés initiales. Sa couleur jaune provient d’une légère fermentation non enzymatique. Le thé impérial était réservé aux empereurs et à quelques rares sujets de sa cours.

Il existe également des plantes vendues sous le nom de thé, qui n’en sont pas en réalité, mais qui disposent de certaines propriétés du thé… mais là, rien de certain car les avis sont très divergents.

Le rooibos ou thé rouge

Il s’agit d’une plante d’Afrique du Sud que l’on utilise comme du thé. Pour y avoir goûté je puis vous dire que cela n’y ressemble pas du tout, mais on lui prête des vertus anti-inflammatoire.

Le maté

Il s’agit d’une variété de houx originaire d’Amérique du Sud qui aurait la propriété de réguler le diabète… après tout, pourquoi pas, mais là encore, il ne s’agit pas de thé donc si on vous propose du thé rouge ou du maté sachez bien que ce sont des infusions et rien d’autre.

Pour bien réussir sont thé, il faut tout d’abord ébouillanter votre théière, mettre ensuite vos feuilles dans le filtre et verser tout doucement de l’eau bouillante dessus. Laissez votre thé infuser environ trois minutes et buvez le bien chaud.

A la bonne votre !

Anne-Marie