SOS agriculteurs en détresse
18 mai 2010 dans Coup de gueule
Issue d’une région agricole, je constate avec tristesse le malaise, qui sévi et s’amplifie, des agriculteurs . Ce fait n’est pas récent, mais il faut en convenir, la gravité des choses s’accentue de jour en jour. Le taux de suicide chez les agriculteurs français est effrayant : un par jour ! Malheureusement, les médias se gardent bien de communiquer ces chiffres accablants ! Largement diffusé, le suicide dans les entreprises est maintenant connu. Hélas, il semblerait que le mal de vivre des paysans soit totalement dénié…c’est à croire qu’on les oublie. C‘est le constat d’une bien triste réalité qui m’afflige.
Ces agriculteurs qui nous nourrissent n’arrivent même plus à vivre du fruit de leur dur labeur, à peine peuvent ils survivre. Sans soutien, comment lutter contre la filière de l’agroalimentaire, qui les oblige à vendre à perte, histoire de faire plus de profits ? Sans compter que leurs revendications légitimes ne sont guère entendues. C’est une affligeante réalité totalement absurde mais bien concrète.
Une association caritative en Vendée, confrontée quotidiennement à cette détresse, tire la sonnette d’alarme. Elle déplore un immense malaise au sein de cette profession : ils sont de plus en plus nombreux à réclamer de l’aide et de la nourriture. Ce constat me peine et me laisse bien perplexe. De nombreux paramètres sont à prendre en compte pour évaluer l’étendue des dégâts mais surtout pour remédier à leurs problèmes. Il faudra sans aucun doute bien du temps pour que des solutions viables et fiables soient mises en place…espérons que ça ne sera pas trop tard !
Comment nous, simples particuliers, pouvons apporter une petite pierre à l’édifice ? Tout simplement en achetant directement aux producteurs, en s’inscrivant dans une association de groupement agricole, qui vous fournira un panier garni chaque semaine. Vous aurez tout à y gagner, tant sur la qualité des produits que sur leur coût. Cela aura le mérite de valoriser et de redonner un sens à cette profession qui est devenue bien fragile. Bien entendu, c’est une question de choix personnel et de conviction… une suggestion parmi tant d’autres.


Depuis un an nous commandons chaque semaine un panier bio de petits producteurs de la région.
Le goût et la qualité des fruits et légumes est présent il est vrai, par contre à vos casseroles !!! reste à savoir cuisiner certains légumes tels que: « chou »pointu », pâtissons, chou-raves, courge spaggetti » et j’en passe ! Nous avons toujours la surprise d’avoir un légume peu courant dans nos assiettes !!!
Mais je dois bien l’avouer c’est un véritable plaisir de manger sainement et d’apporter notre petite pierre à l’édifice.
C’est super les paniers garnis, n’est ce pas ? Évidemment, les surprises vont de paire mais au moins, cela a aussi le mérite de redécouvrir des légumes anciens qui sont hélas tombés en désuétude. Le pâtisson est excellent en accompagnement avec une viande blanche. Je le coupe en cube et le fait revenir avec des oignons, ensuite je le laisse mijoter un quart d’heure puis je l’assaisonne et j’ajoute du persil haché…on a l’impression de manger des fonds d’artichaut. La courge spaghetti est absolument délicieuse quand elle est préparée à la mode justement des spaghettis à la bolognaise. Je mettrai en ligne, à la saison de ces légumes là, des recettes.
Eh bien nous, dès que l’on aura notre jardin, nous allons foncer chez Kokopelli tu connais ? c’est une association qui oeuvre pour la cause de la biodiversité et de la préservation des semences et ils ont des graines de tous ces légumes oubliés et des graines de tomates excellentes ente autre.
Coeur de boeuf, noires de crimée …
Et puis celles ci elles se ressement au moins et c’est pas de la graine de Monsanto qui fait des ravages chez les petits paysans dans les pays sous développés ça + leurs pesticides c’est catastrophique.
En effet, je connais Kokopelli. Il est l’homme de tout les combats pour conserver le patrimoine de nos chères graines. C’est un personnage entier et authentique qui ne cherche qu’à faire profiter à tous de son savoir, il transmet ses connaissances de terrain, son respect de la terre et son désir au pluriel de faire partager l’essentiel, celui étant qu’une graine qui vit, qui croit et se multiplie, préserve l’humanité. Au Pérou, les agriculteurs ont protégé et conservé plusieurs variétés de pommes de terre, si l’une d’entre elle venait à disparaître on pourrait se fournir auprès d’eux, c’est bien là que le travail de chacun prend son véritable sens!